L'imprimé, c'est démodé ?

L’influenceuse S.R. Grainge s’adresse directement à ses followers en tant que consommateurs, un public attiré par les microtendances. Pour sa veste, elle s’inspire ainsi de la tendance du moment : le motif faon/daim, contribuant à populariser cet imprimé auprès de son audience. Cette création s’inscrit dans la continuité des nombreux imprimés animaliers qui l’ont précédée : l’imprimé léopard (Christian Dior, printemps-été 1947), puis les motifs qui ont suivi : l’imprimé faon, l’imprimé zèbre (Jacquemus, automne-hiver 2024-2025), l’imprimé tigre (Gucci, printemps-été 2026) et, enfin, l’imprimé serpent (Alaïa, automne-hiver 2025-2026). Ces tendances n’ont pourtant duré que quelques mois, créant ainsi une vague de surconsommation et de pollution.
Cette analyse soulève un paradoxe : celui de célébrer les motifs animaux tout en participant à la destruction de leurs écosystèmes. Pour remédier à ce phénomène, le choix des matériaux devrait être une préoccupation principale pour les créateurs, en privilégiant des matières plus écologiques comme la popeline ou le chanvre. On ne peut pas réduire drastiquement la surconsommation, mais il est possible de limiter la pollution en choisissant plus soigneusement des matériaux ayant un impact écologique moindre.
Anna M-J, Louna D













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