Liminal Space

Les open spaces sont apparus au milieu du XXᵉ siècle aux États-Unis et à Londres, surtout dans les grands immeubles administratifs comme les banques. À l’origine, ils sont liés au taylorisme (méthode d'Organisation Scientifique du Travail, OST) : les entreprises voulaient organiser les bureaux pour augmenter la productivité, mais aussi pour pouvoir simplifier la surveillance des employés. C'est ensuite en 1964 que le designer Robert Probst invente pour la société Herman Miller les premiers bureaux séparés par des cloisons, les fameux cubicles.
Au début des années 2000, les cubicles disparaissent petit à petit au profit d'espaces plus ouverts. Le but étant de favoriser le travail d’équipe construit autour d’une ambiance dynamique. Mais ce type d'espace a vite rencontré des problèmes de niveaux sonores trop élevés, de manque d'intimité qui impacte directement le bien être au travail sans pour autant favoriser le lien et le travail d'équipe.
A la suite du confinement, la démocratisation massive du télétravail (moins de 10% des salarié était en télétravail en 2019 contre près de 30% en 2021) rend le retour dans les open space bien difficile pour la plupart des employés due à la moyen de 1,9 jours de télétravail que les bureaux sont obligés de proposer et la productivité qui augmente pendant ces jours là .
Les open space deviennent alors complètement obsolètes puisqu'ils favorisent le mal être par la surveillance sans pour autant faciliter le lien social ou la productivité.
Pourtant, aujourd'hui, pour donner envie aux gens d'y revenir, les designers essaient d'imaginer des espaces qui respectent enfin les besoins physiques et psychologiques des employés. On peut citer l'exemple du bureau de Google à Los Angeles, aménagé dans un énorme hangar par le cabinet ZGF Architects. Cela montre bien la nouvelle tendance : créer des lieux plus flexibles, plus humains et surtout mieux adaptés à notre façon de travailler aujourd'hui.

Augustin A. & Elise B.












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