Quand le luxe change de peau

1984, dans un avion. Jane Birkin se plaint à son voisin : pas de sac assez grand, avec des poches, pour s'occuper de son enfant. Son voisin s'appelle Jean-Louis Dumas, PDG d'Hermès. Il griffonne un croquis sur un sac à vomi, le Birkin est né.
Le succès pousse la maison à explorer ses "cuirs précieux" : crocodile, alligator, autruche, lézard. Ces peaux exotiques, rares et coûteuses, deviennent la signature du prestige.
Mais ce prestige a un coût caché : élevage et prélèvement souvent critiqués par les ONG, seule une fraction de l'animal exploitée, un système de rareté habillé en artisanat.
Aujourd'hui, la mode reproduit l'imprimé sans l'animal. Stella McCartney en est l'exemple le plus abouti, avec ses peaux de crocodiles issues de déchets de pomme.
Le Birkin reste un objet de désir, en dépit des critiques fondées. Il reste un objets “beau” et collector que certaines femmes, fan de l’entreprise ou des cuirs précieux s'arrachent encore aujourd’hui créant un contraste fort aux nouveaux enjeux éthiques.

Margaux C. & Meryl M.












Commentaires