Ça pique !

En périphérie de New York, sur l’autoroute qui mène aux plages de Long Island, entre 1920 et 1970 sont construits, par Robert Moses, des ponts délibérément bas plus bas que la norme. Jusqu’à deux mètre soixante-dix au-dessus du sol, ce qui est extrêmement bas et surtout inhabituel. Ces ponts empêchaient vraisemblablement les autobus de circuler sur l’autoroute, bloquant ainsi l’accès à la plage aux classes les plus défavorisées et racisées.
Cette démarche est d’autant plus efficace quand l’on sait que Robert Moses a aussi bloqué le développement des voies ferrées jusqu’aux plages.
Ici le mobilier urbain hostile et les infrastructures refusent qu’un groupe social défini, comme les plus pauvres ou les enfants, puissent occuper l'espace public.
Le mobilier urbain hostile apparaît avec l'avènement de nos villes modernes. Cette politique sécuritaire se retrouve dans les structures même des villes, dépossédant les usagers du lieu public,
allant jusqu’à parfois priver les sans abris de l'hygiène la plus rudimentaire. Cette tendance a mené à la disparition progressive du mobilier urbain inclusif et au nettoyage des rues de ses habitants faisant de ces mêmes rues de simples lieux de passage.
De nos jours, on remarque que cette tendance s’inverse. Les dispositifs anti SDF sont montrés du doigt ainsi que cette volonté d’effacer les usagers de leurs espaces publiques. La population urbaine réclament de plus en plus des espaces adaptés à tous et non plus à l’usager moyen, soit : un homme valide, blanc, aisé, actif, privilégié.

Emma L. & Clémentine VR.












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